Le Violier

Un cépage unique au monde

Un brin d'histoire

Amoureux du Viognier du Condrieu. Les vins de cette région sont gras, riche en alcool, avec des parfums puissants et une belle rondeur. On peut y trouver des arômes d'abricot, de miel d'acacia, de poire ou d'amande.

La naissance de l'idée

Tout a commencé en 2003, à 20 ans, l'âge où on rêve ! Sachant qu'il est impossible de rivaliser avec les vins du Condrieu, il m'est venu l'idée de créer mon propre cépage blanc, en croissant du Viognier avec du Gamaret.

Un cépage 100% suisse, issu d'une hybridation entre un blanc et un rouge !

Le Gamaret, pas par hasard

Le Gamaret est très précoce, ce qui lui permet de murir facilement et d'arriver à une maturité optimale à la vendange. Un maximum de fruit est conserver lors du travail en cave, car ce cépage est également très résistant à la pourriture, ce qui est un gage de grande qualité et d'intégrité du raisin.

Unique au monde !!!

Des années d'essais et de recherches pour cette création, afin d'obtenir un nouveau cépage « sur mesure » pour la Cave Dupuis, située à Féchy au bord du Lac Léman, avec un climat tempéré et beaucoup moins chaud que la région de Condrieu !

Un travail d'orfèvre pour la sélection

Le croisement a été effectué en 2005. Les fleurs de Gamaret ont été décapitées, puis protégées pour éviter une fécondation par d'autres fleurs, en attendant celle du Viognier, que j'ai pu récolté la semaine suivante. La fécondation était ainsi faite. J'attendais la naissance de plusieurs individus !

En 2006, j'ai planté tous ces « bébés vignes » et attendu de découvrir leurs gênes. En 2007, suffisamment grands, je les ai plantés dans le vignoble.

Dès 2008, j'ai pu faire mes premières observations avec les feuilles et les grappes que m'offraient ces nouvelles jeunes vignes.

Par la suite, j'ai dû écarter les sujets aux grappes rouges (environ 50%). Ils étaient trop tardifs et confirmaient mon idée première de créer un cépage blanc. J'ai continué à suivre rigoureusement mes « bébés » jusqu'en 2012 où j'ai pu déguster de délicieux raisins. Une bonne résistance à la pourriture et la précosité des arômes étaient très prometteurs.

Le choix s'est porté, en 2013, sur un cep que j'avais sélectionné pour sa qualité aromatique proche du Viognier, sa précosité et sa bonne résistance à la pourriture. C'est ainsi que j'ai baptisé mon « DUP 26 ».

En 2014, j'ai planté 22 plants de ce nouveau cépage, ainsi que 2 plants de Viognier pour permettre les comparaisons.

Le succès était tel qu'en 2015, j'ai surgreffé 60 pieds de vignes d'environ 20 ans. Les raisins étaient goûteux et moins amers que ceux du Viognier (dégustation à l'aveugle).

J'ai décidé de continuer cette aventure en vinifiant 3 dl de moût de très bon goût. Le nom de « Violier » était alors déposé en tant que marque. La suite a continué avec 25 litres en 2016, qui ont été mis en bouteille. Les dégustations étaient très concluantes. J'ai pu vinifier 90 litres en 2017 et la première mise en vente à eu lieu le 7 juillet 2018 lors de notre Marché Gourmand.

La suite ? 400 plants de vigne de « Violier » ont été plantés. J'ai hâte de vous faire découvrir cette belle aventure !

De l'or à l'état pur

La grappe de ce Violier donne des raisins proches du Viognier, mais beaucoup plus dorés. Les grains sont moins sérés et les grappes de plus petite taille.

Pourquoi Violier ?

J'ai voulu protéger ma création en la nommant Violine, en pensant au rouge pourpre pour ce cépage blanc, issu d'un croisement de rouge et de blanc !

Le nom Violine étant déjà protégé, j'ai choisi le nom de « Violier » ! Je voulais qu'il sonne proche de « Viognier » .

Benoît Violier, grand restaurateur, décédé tragiquement en 2016, ne pourra malheureusement pas déguster cette création. Ce cépage est ainsi nommé en hommage à un grand chef !

Ce vin a pour moi un potentiel pour la gastronomie ! Histoire à suivre…